Youssef El Mesbahi réinvente l’art
Bonsoir,
Je suis bien conscient que un mois ça commence à faire long et que les groupies que vous êtes attendez tous un nouvel article. Mais ce soir, je ne prends pas la plume pour vous divertir. Je la cède à un jeune étudiant en communication de Bruxelles. J’aimerai vous présenter trois textes de Youssef El Mesbahi. C’est frais, c’est poétique, c’est urbain. Bref, c’est Youssef El Mesbahi !
Reine de Nuit
« Bruxelles s’est faite belle ce soir… L’heure est à l’ambiance et l’éclat de ses feux illumine ses trottoirs. Le vent se lève & passé minuit elle te vend un bout d’histoire…
L’ange au visage pâle assiège les grandes rues de ma ville. Soufflée par les vents d’est, tu avances le rouge au bout des doigts. Tu luttes contre la saison morte et dissimule tant bien qu’mal un cœur gelé sous la gabardine.
Avec ton âme, bon nombre de frères se sont torché l’cul ! Verbal tragédie, c’est pourquoi en ton nom j’dénonce l’abus. Les baffles transpirent le « Justin », tandis que l’spot, lui, agresse ta rétine. Il t’invite pour quelques billets à l’rejoindre dans son golf cabriolet. Ta chaleur corporelle a fait fondre son par brise, triste initiative d’un frère dépourvu de matière grise !
Quelques mots tristes pour une belle femme, permet moi de sécher tes larmes afin d’arroser l’drame ! Tes obligations de grande sœur, de jeune mère ou de victime auront eu raison de toi. Aujourd’hui, mes textes brandissent le souvenir d’une reine pillée par de pauvres rois… »
L’enfant perdu
« La nuit s’annonce merdique, c’est l’récit d’un soir aux allures de coma idyllique’ ! La lâcheté a désormais vaincu… Epuisé sa peine au rythme des gorgée de rhum: voilà l’choix d’un enfant perdu..
Il manifeste sa rage dans la pression qu’exercent ses petits doigts. Il serre et s’accroche à 20cl de paradis… C’est le résultat d’un triste vendredi. Incompris, il débute sa soirée l’air absent mais l’mental ébranlé par un douloureux présent. Il s’acharne, multiplie les doses… récit d’un gosse détruit sur fond de prose.
La dignité de l’ « Homme » se résume à ses couilles, Figure emblématique d’un cerveau qui rouille. Lui et une poignée de frères spéculent quant à un avenir peu certain, les tendances changent car l’esprit cède au venin. Effet nocif pour un mélange explosif, signature d’un môme écorché vif ! Son mal être devient secondaire, il s’arrache les doses et ne jure que par cette fameuse croix d’ fer.
Passé minuit, il passe la 5ème ! Bientôt l’ange devient Homme… son Innocence demeure intacte mais son cœur, lui, est brisé par l’impact. En fait les jours, les mois et les années passèrent.. Il se rappelle avoir visé la lune mais aujourd’hui, seul, il encaisse les aléas d’l’existence allongé et fauché au clair de lune… »
J’sais pas
« J’sais pas !
Le ciel s’illumine… c’est Dieu qui m’offre une seconde chance ! Les yeux fermés : j’ ’avance et j’aspire à « devenir » ! Quoi ? J’sais pas !
Alors que la brise matinale m’ rappelle la froideur de ce bas monde, mon savoir demeure en perpétuel évolution ! Les mots fusent dans ma tête ainsi les mains tremblantes j’expulse mes seules émotions. Je n’ai surement pas le charisme d’un Médine ou les mots juste d’un Ronsard pour te parler de ma rose, mais… comme chacun j’ai un cœur qui m’fait si souvent défaut !
Désormais, le soleil a pris place et de sa forte lumière il a éclairé mon for intérieur. Les mesures prises sont draconiennes car la vie se soustrait comme une pauvre chienne. L’Islam pour religion, j’aspire à être ce grand champion ! Pourquoi? J’sais pas ! Surement qu’fraternel s’annonce la trahison. Orphelin de cœur, j’ai grandi avec les yeux braqués vers le ciel. J’ai une plume dans le cœur et de l’encore dans les veines ! Entre nous, j’ai appris à m’relever car comme un loup ma fierté est vaine.
J’ai manqué d’un père et l’espérance de rendre ma mère fière s’amenuise. Ma douleur est cruelle comme la rage de Végéta face à Cell. J’ai appris à apprécier l’inconnu, pourquoi ? Tu l’sais peut être pas ma chérie, mais il est seul à satisfaire mon Ego. Unique sera ma destinée… alors à quoi bon honoré l’ange de feu ? Ton sourire et ton regard m’ont apporté bien plus que l’encouragement de mes propres frères. J’agis à l’instinct alors que mes frères qualifient l’acte d’opportun.
J’ai 20 ballais et conscient que mon apprentissage reste à parfaire : j’ai mobilisé feuille et stylo pour flinguer ma galère ! »
