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Génération Fatou Flinguée par Ndeye Diarra

12 septembre 2010

 

 

Pour la première fois, je délaisse la plume pour publier un très bon papier papier de la non moins douée Ndeye Diarra, une amie à moi. Dans le même genre que les rabza, le portrait des niafous, si charismatiiiiiiiiiiiques, devait être brossé. L’occasion pour moi de vous inciter à m’envoyer vos articles si vous souhaitez être publiés à redwane.t@hotmail.fr

 

 

 

 

Au sein de la jeunesse franco-africaine, la Niafou ou Fatou Flinguée est une fille qui s’applique à tailler son apparence à l’image des célébrités américaines surmédiatisées dans l’Hexagone. Ce qui change des générations précédentes de jeunes filles qui savaient à peu près si prendre dans la suivie de la mode lancée par les stars, c’est qu’avec ces Fatou, maladroitement, Flinguées le culte de l’idole est plus profan qu’honoré.

Parmi leurs nombreuses et surprenantes tentatives ratées pour rester « In » (je dirais plutôt « out », mais tout n’est qu’une question de point de vue), on remarque notamment les modèles de mèches et de tissage aux formes et teintes des plus originales : Je cite pour référence les coupes Petit Poney et Roi Lion blond platine qui étaient à l’apogée de leur gloire la saison passée. On note aussi l’abus effrayant de maquillage inapproprié au teint de peau tel le fond de teint orange, le fard à joue rose et les incontournables sourcils bordeaux (si si ! je vous jure) : Bienvenue au Cirque avec toutes ces couches de peinture ressortant de façon inharmonieuse sur une peau noire -qu’elles tentent parfois d’éclaircir.
Les limites du carnage visuel sont repoussées : la Niafou, en bonne victime de la société de consommation, aime arborer ses trésors dénichés sur les grands marchés parisiens du célèbre axe « Saint-Denis, Sarcelles, Clignancourt ». C’est là qu’elle trouve matière à ravitailler son stock de Louis Vuitton Made In China ou de leggings troués avec motifs panthère, léopard, crocodile, girafe et zèbre (oui, toute la savane y passe).
On dit que l’habit ne fait pas le moine ? Cela ne s’applique pas pour ces « starlettes de banlieue », qui organisent désormais des excursions régulières sur la capitale française. Elles sont aussi extravagantes dans leur apparence que dans leur attitude en société :
Quand Rihannatou, accompagnée de son équipe de prétendues Bestah (meilleure amie dans la langue française), se donne en spectacle à Châtelet ou dans les couloirs bondés de la Gare du Nord, c’est sans pitié pour la tranquillité de l’ordre public. Qu’ont-elles fait de l’éducation de leurs parents ? Je vous répondrai de ne pas oublier que quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Et c’est souvent ce qui se passe quand ces énergumènes égocentriques et parfois agressives se retrouvent au beau milieu de la cohue parisienne : Face à un public capable d’étancher leur soif d’attention il n’y a pas de retenue. Ces divas en herbe étant parfois prêtes à bien des choses pour se faire remarquer, voici quelques recommandations qui pourraient vous sauver en cas de rencontre avec une jeune fille en pleine crise de Niafoulépsie.
Personnes sensibles ou professeurs de français, prenez garde à votre ouïe lorsqu’elles discutent assez fort pour partager avec toute une foule leur conversation bourrée d’innovations syntaxiques et grammaticales ou enrichie par un vocabulaire qui ne figure en aucun cas dans le petit Robert. Evitez de les approcher lors de leurs démonstrations de danses tout droit sorties des « Aprems » (boite de nuit des Niafous) : le rythme que ces filles-là ont dans le sang est pire que diabolique. Enfin si pour votre plus grand malheur elles vous incantent une jolie chansonnette issue du répertoire de Rihanna ou Nicki Minaj ne cherchez surtout pas à plonger dans la profondeur des paroles de leur anglais dangereusement falsifié.

A première vue, tout cela porte à rire. Plus sérieusement, je pense que les Fatous Flinguées, bien qu’elles aiment revendiquer leurs origines africaines, sont l’une des preuves concrètes des tristes ravages que peut causer sur les jeunes la suprématie de culture occidentale vis-à-vis des cultures traditionnelles. A tous les niveaux, la Niafou aspire la honte avec ses rêves de ressembler à l’image renvoyée par les célébrités Made In USA qui lui font oublier les principales valeurs que ses parents ont tentées de lui inculquer.
Ecervelées, irrespectueuses, choquantes et névrosées, pour de nombreux jeunes noirs en France, il est simplement inadmissible de se voir associer à ces filles ou à leur homologue masculin (Boug’zer) qui sont tout aussi affligeants -ces males en chaleur ne méritent d’ailleurs même pas que je leur dédicace plus que ce segment de phrase. Mais ne faut-il pas justement plaindre ses filles visiblement trop emprisonnées dans leur délire pour prendre assez de recul et se dissocier de leur propre ridicule ? Difficile à l’heure actuelle de s’aventurer dans la prise de leur défense quand elles font maintenant l’objet des moqueries des plus virulentes quoique parfois justifiées. On peut simplement espérer que le temps saura faire les choses et qu’avec l’âge elles parviendront à se libérer des griffes de leur inconscience.

(Source: http://words-of.over-blog.com)

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8 commentaires leave one →
  1. Riyad permalink
    12 septembre 2010 15 h 49 min

    Rien à dire .. Exceptionnel , véridique , hilarant ( quand même ) . Je partage

  2. 18 septembre 2010 2 h 32 min

    les rabzas ont leur équivalentes originaire d’Afrique noir!
    meme critique que pour les rabzas: VOUS OUBLIEZ QUE MAINTENANT ELLES SE TAPPENT COMME DES BONHOMMES! MENACES ET CRACHENT COMME DES… comme des… j’arrive pas à finir ma phrases, j’hésite entre « chacal en rut » et « clochard cancereux »

  3. Fatou permalink
    27 décembre 2011 2 h 16 min

    Jolie texte et surtout véridique mais attention avec Fatou Flingees , généralement les Fatoh ne le sont pas.

  4. Claire permalink
    8 juillet 2012 16 h 14 min

    Chacun fait ce qu’il veut, faut que jeunesse se fasse!!

  5. Alan94 permalink
    29 juillet 2012 15 h 31 min

    Moi jles kiff bien les niafou,wesh,j’en ai lever pas mal avec ma jag …..au moins a 18a elles acceptent mes,38 . Et elle sont toujours lplus belles ke les meuf babtou,ya po tof …moi jles aime,elles,savent vivre

  6. dokoma permalink
    15 septembre 2012 19 h 17 min

    l auteur de cet article est une salope intolerante et raciste qui devait retourner a l ecole

    • Alan94 permalink
      15 septembre 2012 22 h 23 min

      Lool on voi kes machos wesh pourqoi les go elles auraient po droit de se fight ! Yen a ki prefereraient les  »fatou violées…..ou voilées » bah oui elles on leur ptit caractere mais on plus de coeur que la plupart des filles toutes calmes en apparence crary soumisez et en fait cest des domina loool

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